Gaia influenceuse virtuelle
Influence

Gaïa, première influenceuse virtuelle 100% française

Si les noms de Lil Miquela ou Noonoori vous sont familiers, cet article devrait vous plaire. Si non, restez avec nous c’est le moment d’ouvrir vos chakras. Sur le stand de la Paris School of Luxury, nous avons fait une belle découverte : Gaïa, première influenceuse virtuelle créée spécifiquement pour l’école, est la première de son genre en France. Le monde entier découvre ce qu’est l’influence virtuelle, c’est pourquoi nous avons voulu en parler aujourd’hui. Rencontre avec sa fondatrice, Murielle Ballayer de l’agence Wands.

Pourquoi se tourner vers les influenceurs virtuels ? 

M. B : Les influenceurs ont toujours une vie magnifique, qui fait rêver etc. le problème est que ça crée soit de l’anxiété, soit de la dépression, soit l’anorexie. Ensuite, à partir du moment où un influenceur humain est payé, est-ce que son discours est toujours authentique ? 

Un influenceur virtuel est un produit marketing, donc beaucoup plus transparent. Ce sont ainsi tous les travers de l’influence humaine qui amènent à cette émergence de l’influence virtuelle. En termes d’études, les taux d’engagement de l’influence humaine vs l’influence virtuelle, ils sont plus forts sur des personnages virtuels que pour des humains aujourd’hui. C’est aussi du au fait que les communautés sont plus petites.

Ce qu’on peut dire c’est que le monde de l’influence humaine est en train de se professionnaliser, se réinventer. On parle de macro, micro ou encore nano influence. Quant aux personnages virtuels il n’y a pas encore d’études puisque cela fait deux ans seulement qu’ils existent dans les pays européens. Si on prend l’exemple de l’Asie, notamment le Japon, les premiers influenceurs comme Hatsuné qui totalise près d’un million de followers sur Youtube, des gens se marient avec elle. Donc ça peut aller très loin dans l’engagement. En tout cas je suis convaincue que les marques à l’ère des réseaux sociaux doivent communiquer autrement qu’à travers un simple logo. 

Gaia influenceuse virtuelle instagram
Instagram de @FrenchGaïa

Pouvez-nous en dire plus sur votre influenceuse virtuelle Gaïa ? 

M. B : Gaïa est en fait un lab chez nous. Demain les marques devront inventer un avatar de marque sur mesure, or quoi de mieux qu’un personnage virtuel pour se raconter ? Gaïa est une première étape dans le monde de l’influence. Vous connaissez déjà le bonhomme Michelin, la Petite Robe Noire de Guerlain ou encore la Panthère de Cartier qui sont des avatars. Je crois donc beaucoup au fait que les marques doivent se raconter à travers des avatars, des ambassadeurs virtuels. 

Bibendum, La Petite Robe noire et la Panthère de Cartier sont des avatars de marque.
Le point commun entre Bibendum, La Petite Robe noire et la Panthère de Cartier ? Ils sont tous des avatars de marque.

Pensez-vous que les Maisons de Luxe peuvent être intéressées par les influenceurs virtuels ?

M. B : Il y a en effet Lil Miquela mais je parlerai surtout de Nunuri qui est vraiment l’influenceuse Luxe. Elle est tellement utilisée qu’elle est aujourd’hui l’ambassadrice virtuelle du site Pavillon, qui est est le site des marques prestigieuses du groupe Alibaba. En tout cas on sent qu’on a besoin de donner un peu de relationnel et d’émotionnel à des médias qui restent froids. Le personnage virtuel fait ce job. 

Home page du site Pavilion Luxury Alibaba avec influenceuse virtuelle Nunuri

Nous avons vu que les influenceurs, s’ils sont virtuels, semblent ne pas beaucoup intéresser les internautes. Qu’en pensez-vous ? 

M. B : Il y a une étude qui a été faite par une agence américaine l’année dernière, qui montre qu’à partir du moment où on sait que l’influenceur est virtuel et qu’il assume sa virtualité, contrairement à ce qu’a fait Lil Miquela au départ, on a aucun problème. (Ndlr : Les développeurs de Lil Miquela ont fait croire à une personne réelle au départ, jusqu’à ce qu’une autre influenceuse virtuelle la force à révéler son identité). A partir du moment où on sait qui pilote derrière, on a aucun problème. En revanche on se sent trahi si on ne sait pas ce qui se passe. Donc à partir du moment où ces voiles sont levés il n’y a aucun problème pour y aller. Il faut juste être transparent sur qui est derrière le personnage.

Un grand merci à Murielle Ballayer pour son temps et ces insights sur le monde de l’influence.

Si vous voulez en savoir plus sur les influenceurs virtuels en général, découvrez un article de Camille sur le blog MBA MCI. Longue vie aux influenceurs virtuels, à condition qu’ils s’assument !

Découvrez aussi mon dernier article sur le salon Vivatech 2019.

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